
On se laisse porter par le ballet synchronisé des géants des airs.
Au cours d’une balade dans le Verdon, vous pourrez observer trois espèces de vautours (fauve, moine et percnoptère) ainsi que des gypaètes barbus et leurs vols caractéristiques. Ils planent en spirale à la recherche de vents favorables pour se déplacer et trouver leur nourriture. Lente, lancinante, mystérieuse, la ronde de leurs ombres plane dans les nuages.
Ce rapace au long cou anguleux et déplumé se nourrit exclusivement d’animaux morts ce qui lui vaut le nom d’éboueur du ciel. Son rôle de fossoyeur a longtemps provoqué chez les hommes dégoût et peur. Aussi, ont-ils été victimes de cette mauvaise image qui a contribué à leur disparition de Haute-Provence et même des Alpes au 19ème siècle.
Depuis 1999, les vautours volent à nouveau au-dessus des Gorges du Verdon grâce à des ornithologues passionnés et différentes associations, notamment la ligue de protection des oiseaux (LPO). On compte désormais plus de 300 individus, dont une centaine de couples, qui s’élancent depuis les falaises des Gorges du Verdon et qui étendent leur domaine sur 600 000 hectares.
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Pendant la période de nidification des vautours et autres oiseaux qui nichent en falaise, certaines voies d’escalade sont à éviter.

Observer les vautours dans le Verdon est assez facile mais la patience et la discrétion seront les conditions de la magie. Il suffit de prendre la Route des Crêtes à La Palud-sur-Verdon (partiellement fermée en hiver du Pas de la Baou au chalet de la Maline tandis que les autres belvédères restent accessibles) que les rapaces survolent régulièrement. De nombreux belvédères offrent des points de vue impressionnants d’où vous pourrez les admirer de très près. Mais pour contempler le vautour fauve, sa majesté le vautour moine et celui d’Egypte répondant au doux nom de percnoptère, le spot inconditionnel reste le village de Rougon. Sur un rocher face au village, une trentaine d’oiseaux scrutent l’horizon. La scène est presque surréaliste !
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Les rapaces attendent que le réchauffement de l’atmosphère crée des ascendances thermiques afin qu’ils puissent s’élever dans les airs sans effort. Plus tard dans la matinée, ils partiront alors à la recherche de nourriture par petits groupes.
Ils se laisseront planer la plus grande partie de la journée et surtout en début de soirée en esquissant de grands cercles au-dessus des gorges.
Contempler leur agilité à rester en vol statique au milieu des rafales de vent.
Prendre conscience de leur envergure. D’une extrémité d’aile à l’autre, elle peut aller jusqu’à 2,80 m !
Avoir la chance de les voir, c’est l’effet « Wahou ! » quand ils passent à deux mètres au dessus de nos têtes.
Vous pouvez vous garer aux différents belvédères de la 1ère partie de la route des Crêtes.
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